Premier roman à l'ambiance pesante

Par 20 août 2018 à 14:57

La construction du roman, alternance de flash-back et de retours dans le présent, dévoile habilement les différents pans de l'histoire, que l'on assemble comme les pièces d'un puzzle aux couleurs salies d'une noirceur poisseuse, écœurantes jusqu'à la nausée. Le style de l'auteur est empreint d'hyper-réalisme, les descriptions y sont froides et très crues. On trouve dans ce roman une liberté de ton, une impudeur, qui servent terriblement bien l'atmosphère malsaine qui s’immisce qui imprègne les pages. Latente tout au long du livre, la violence et la cruauté deviennent insoutenables lorsqu'elles se dévoilent entièrement dans des scènes-clés d'une précision clinique absolument glaçante.

Si par moment j'ai pu trouver le temps long, si parfois je me suis interrogée sur la pertinence d'un tel déploiement de détails sordides, je dois dire que le final à lui tout seul vaut le détour et est tout simplement magistral, bouclant la boucle de façon brillante.

Débâcle, c'est un premier-roman choc qui m'a rappelé un peu Laura Kasiscke. C'est cette petite fille angélique qui fume sa clope en faisant la moue, comme une femme désabusée,. A lire si vous avez envie de vous prendre une claque qui va laisser sur votre âme une marque indélébile.